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Pape Alé Niang, revu de près
Publié le : Mercredi 22 Janvier 2020 - 14:22 - Source : Dakarmatin - Commentaires : 0 - Consulté : 670 Imprimer

20 ans de carrière, une stature qui s’affirme et une personnalité qui questionne voire divise. Pape Alé Niang est l’un des journalistes politiques les plus en vue du pays, jusqu’à incarner une figure de la résistance face au pouvoir de Macky Sall. Un parcours déjà riche, à la radio, comme à la télé, et pourtant, l’homme a encore des rêves plein la tête et des combats à mener. Portrait. 

La scène se passe le 31 décembre 2019 à 20 heures. Au palais présidentiel, Macky Sall a invité une dizaine de journalistes pour un jeu de questions-réponses. L’exercice, institué l’année précédente, soufflé par les conseillers du chef de l’Etat, vise à donner des gages de pluralisme. Plusieurs médias sont de la partie dans le désormais temps fort annuel de l’échange avec le président. Après la brève et traditionnelle allocution à la nation, commencent les échanges, diffusés en direct sur la télévision nationale, la RTS et dont le signal est repris par plusieurs autres chaines de télévision privées. Au même moment, sur la Sen TV, c’est Ousmane Sonko qui entre en scène dans un jeu de miroir bien huilé. Il est accueilli par Pape Alé Niang, son hôte, entouré d’une journaliste et de deux éditorialistes. Le but de la manœuvre est double : un coup de communication et un coup politique, bénéfiques à l’accueillant et à l’accueilli. Le troisième homme du dernier scrutin présidentiel y affine sa stature. A l’aise dans les dossiers, avec son ton monacal et son énergie, il déroule son homélie programmatique. Dans les foyers sénégalais, l’impression est curieuse, la défiance de la mise en scène inaugure un nouveau temps de l’opposition de style, de médias et d’hommes politiques. Echo plus marqué de cette sourde bataille sur les réseaux sociaux, où la diffusion en ligne fait en effet l’objet d’une intense séquence de commentaires. Les partisans des deux camps se jaugent à coup de métriques des audiences. La capsule en direct de la Sen TV semble afficher plus de spectateurs, peut-être le camp présidentiel peut-il revendiquer une avance sur la diffusion hertzienne. Au palais, une ambiance de cour, avec des journalistes autour du souverain et de ses hommes. Dans les locaux de la Sen TV, un contrepoint, et parfois, dans l’air, comme une connivence entre l’intervieweur-vedette de la chaîne et le nouvel homme fort de l’opposition.

Un journaliste au cœur de la bataille politique

Il faut dire qu’entre les deux hommes, en plus de leur affinité générationnelle, les têtes-à-têtes se sont multipliés récemment, jusqu’à faire naître dans l’opinion, et surtout chez les détracteurs, l’idée d’un pacte partisan entre le journaliste et l’homme politique. Pape Alé Niang s’en défend. D’ailleurs, se rebiffe-t-il et se montre-t-il offensif : « j’ai été tour à tour désigné comme le soutien de Idrissa Seck, Macky Sall lui-même, et aujourd’hui de Ousmane Sonko. Ça ne prouve qu’une chose : ma cohérence ». Cette plaidoirie pro-domo caractérise l’homme, pas du genre à se laisser impressionner. Serigne Saliou Guèye, éditorialiste aux textes remarqués sur SenePlus, et présent à ses côtés le soir du 31 décembre, vole à son secours, plutôt louangeur : « quand il s’agit de défendre les valeurs sacro-saintes de la République, l’engagement du journaliste Pape Alé Niang est indéfectible. Le caractère apparemment subjectif de ses chroniques ou du choix des invités de ses émissions n’entame en rien la crédibilité, le professionnalisme et son attachement inoxydable à l’éthique et à la déontologie qu’exige la profession ». L’adoubement est fort de la part d’un ponte du métier, le présentateur ne pourrait espérer mieux. Même si on note d’autres sons de cloche nettement moins enthousiaste comme chez cette journaliste qui a requis l’anonymat : « Pape Alé Niang est à mon avis plus un politicien qu’un journaliste. Il prend des positions dénuées d’objectivité, de mesure et surtout de déontologie. Il se comporte comme un homme politique encagoulé dans sa façon de traiter l’information. Des « journalistes » comme M. Niang font beaucoup de mal à notre profession et à la réputation des journalistes sénégalais. Leur proximité avec certains hommes politiques entache leur neutralité au point d’être source de suspicion sur leurs réelles motivations. » Le propos est tranchant et sans concession, symbole du clivage qui existe sur sa perception par les collègues.

Pour la mise en scène du palais, le président a voulu la jouer magnanime en allant même jusqu’à inviter ce journaliste que tout Dakar érige en résistant face au rouleau compresseur du pouvoir. Convié à prendre part à l’échange, il décline. Il a ses raisons : « c’est mon média qui a été invité et le format ne me convenait pas », poursuit-il. Dans cet espace où la prise de parole est minutée, les relances presqu’impossibles, les ricanements de cour monarchique perceptibles, il se sait probablement à son désavantage. L’anecdote de son refus a nourri les commentaires médiatiques et renforce surtout un sentiment de divorce sans retour entre le clan du président et le journaliste. La revanche, il la tient sur SEN TV où il est maître du jeu, seul aux commandes.  Pape Alé Niang a-t-il une dent personnelle contre le locataire du palais ? La question affleure souvent tant les relations envenimées paraissent tenir de l’animosité. Il est catégorique : « non ». Il tempère et recourt à sa mémoire. Il en veut pour preuve avoir été le « seul » journaliste, à avoir invité régulièrement l’ancien opposant, lors de sa traversée du désert. Il connaît bien l’homme dont il a suivi les misères, ballotté, mis à l’écart, et esseulé après avoir été défenestré par son mentor d’alors, Abdoulaye Wade. Un souvenir plus précis émerge de cette période, la remise d’une médaille à Macky Sall par l’ambassade de France. Pape Alé Niang dit avoir été l’un des journalistes présents à la cérémonie et que si l’on a des images de cet événement de 2008, c’est « grâce à lui ». La chronologie des faits lui donne partiellement raison. Il a entretenu « d’excellentes relations », confie-t-il, avec une pointe de regret magnanime, avec l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Questions contexte, le scrutin présidentiel passé a cristallisé à un degré aigu un sentiment qui n’a cessé de croître au fil des années. L’impression que les médias sont devenus des bastions politiques, avec leurs colorations respectives. Une politisation plus marquée et moins soucieuse des lignes de démarcation nécessaires pour éviter le mélange des genres. Une exacerbation plus nette des querelles par chapelles interposées a été notée, avec des prises de positions plus radicales, dans une presse politisée, souvent propriété d’hommes d’affaires pour ce qu’il s’agit du privé et sous les ordres du régime pour ce qui est des antennes publiques. A ce jeu, la tentation peut être grande de condamner toute la presse, au risque d’écraser nombre de talents réels qui essaient de tirer leur épingle du jeu. Mais le constat amer est là : l’idéal d’un journalisme transparent, indépendant, se meurt, pris entre les griffes d’un jeu politique, devenu jeu de massacre. Si Pape Alé Niang se défend de quelque proximité avec Ousmane Sonko, il le sait, il est devenu en 20 ans un journaliste qui compte, égérie d’un journalisme de la résistance, qui bande des muscles, avec ce que cela comporte de gloire, de défis, de fragilités et de postures.

Une égérie médiatique du nouveau siècle 

C’est en 2000 que les auditeurs sénégalais découvrent la voix atypique, un poil fantasque et théâtrale, de ce journaliste gringalet, qui tient la revue de presse en wolof et en français sur SUD FM radio. Il redonne du tonus au genre et imprime un style qui deviendra une forme d’école et de tradition dans la radio, jusqu’à la caricature des émules. Dans les maisons sénégalaises où le poste de radio est un sanctuaire quotidien, la tonalité tranche. On ne rate rien des envolées du bonhomme qui suscite vite l’admiration par son jeu habile avec la langue et ses audaces novatrices. Exit l’empire et la raideur des seules radios publiques, SUD FM et l’école du renouveau qu’elle lance, amènent sur le plateau de nouvelles figures, jeunes et énergiques. Parmi ces ambassadeurs de la nouvelle vague, Pape Alé Niang construit vite sa légende. A-t-il lancé cette mode de la revue de presse revisitée, ou s’est-il seulement approprié ce qui a déjà été fait ? Sur la paternité du concept, les avis divergent. Une ancienne de la maison Sud se souvient : « j'ai appris que c'est Abdoulaye Cissé qui a commencé avec cette façon de faire la revue de presse. Quand il est parti, Pape Alé a su et pu le remplacer au pied levé et c'est sa façon de faire qu'ont imité Mamadou Mouhamed Ndiaye et Ahmet Aïdara ». Une chose est sûre, le journaliste a marqué le registre et depuis il est copié. La revue de presse s’invite dans les habitudes. On attend ce moment, séduit par ses envolées, ses chutes, son légendaire et guttural Bismillah, scandé en ouverture. Cette science de la diction résonne encore dans les mémoires.

En dépoussiérant le genre, l’homme avait en tête une idée, comme une boussole : « rendre les informations accessibles à la vendeuse de cacahuètes et innover », se souvient-il. En gros, démocratiser un exercice élitiste. Voilà sa stratégie, et si on peine à savoir si elle est spontanée, pensée de longue haleine, le résultat est probant : ça cartonne. Ousseynou Nar Gueye, cofondateur du quotidien Tract dans les années 2000, depuis devenu un site d’information en ligne, abonde d’ailleurs dans ce sens mettant à l’actif du journaliste « l’avènement et le triomphe d’un éditorialiste en wolof, qui a rendu les analyses politiques accessibles au plus grand nombre sans filtre et d’un intervieweur pugnace en langue nationale, ce dont on n’avait pas l’habitude. » Juste, note-t-il, plus loin en formulant le reproche « qu’il flirte souvent avec le métier d’animateur en pensant faire du journalisme. » De toutes façons, peu importe pour les auditeurs, le créneau est libre et la célébrité commence à envahir ce jeune homme fin, avec ses contours bien dessinés, son visage d’enfant sage sur lequel se sont invitées des lunettes à montures épaisses, et qui a le regard à la fois espiègle et batailleur. A Sud, Papé Alé Niang restera 7 ans. Il le sait, il a bénéficié de la formation d’un groupe précurseur, qui reste la référence du journalisme sénégalais. D’ailleurs, ses hommages vont à ses formateurs, dont Babacar Touré, fondateur du groupe. Le journalisme d’enquête, l’initiation à la politique comme sujet fort, l’apprentissage de la chronique, la revue de presse, le contact avec les professionnels du groupe, marquent le jeune qui commence à bâtir sa réputation et à caresser un rêve de grandeur. Il a côtoyé des voix et des plumes, à qui il destine sa gratitude. Il est prêt pour le sevrage.

Après l’envol, fini la radio, après de loyaux services et une marque déposée de la revue de presse que s’arrachent nombre d’aspirants. Place à la petite lucarne. La télévision privée pousse ses premiers cris de naissance sous la houlette de El Hadj Ndiaye et de sa femme en 2003 avec le lancement de la 2stv. Comme pour Sud, la nouvelle aventure séduit le jeune homme, qui y est coopté. Pape Alé Niang n’est plus seulement une voix, il est désormais aussi un visage, un ton, une inclination pour la politique, série d’actifs qui le conduisent dans le faste naissant de la chaîne qui propose aussi des Talk-shows, jusqu’à mordre les mollets du l’ogre RTS, la télé nationale et historique. L’homme crée ses émissions qui deviennent des rendez-vous prisés : Pile ou FaceDécryptage, entre autres. Il prend de l’épaisseur et devient rédacteur en chef. « Laisser une marque, une empreinte », à l’écouter en parler, semble être un désir de conquête chez l’homme. Une volonté de postérité. A la 2stv, l’art de la mise en scène, déjà perçu à la radio, mûrit. La télévision a une puissance de cristallisation. L’homme s’épanouit, il atteint rapidement une vitesse de croisière. Il diversifie son offre et surtout pilote désormais ses propres émissions. Le passage redouté à la tv après la radio se fait finalement sans baisse de régime. Pour ne rien gâcher, il a une véritable complicité avec la directrice de la chaîne et femme du PDG. Il entretient de bonnes relations avec le boss lui-même. De toute cette expérience, dont il garde un « excellent souvenir », c’est surtout la plongée au cœur du personnel politique, lors des émissions, qui donne de l’épaisseur au journaliste. Dans un pays, où la politique est la matière première des journalistes, au risque d’oublier la chronique sociale du quotidien, l’homme a un levier majeur, un carnet d’adresses, et son plateau est un lieu annexe d’empoigne entre leaders. De quoi jouer d’égal à égal avec les politiques et de risquer d’oublier l’idéal premier du métier.

A la recherche d’un nouveau souffle 

Tout le monde défile chez Pape Alé Niang et surtout les opposants dont un certain Macky Sall, avant l’heure de gloire. Il devient leur confident et leur confesseur. Comment expliquer que cette romance ait pris fin, une fois l’ancien maire de Fatick arrivé à la tête du pays ? Pape Alé Niang est évasif, il invoque son « honneur » et le primat de la « quête journalistique sur le phénomène de cour ». Il dénonce également la trahison de la promesse de gouvernance « sobre et vertueuse » et l’ensemble des dossiers étouffés par le régime. Il ne sera pas plus loquace. A être un rebelle, à parfois se complaire dans cette position, ne risque-t-il pas, de tomber dans l’inverse : un acharnement vengeur ? Il botte facilement en touche. Il a son passé pour avocat, son actif pour œuvre inaliénable, plaide-t-il. Pour Samba Dialimpa Badji, ex-pensionnaire du CESTI et rédacteur en chef d’Africa Check, qui témoigne sur le cas Pape Alé : « sans partager certaines de ses prises de positions et postures, il incarne aujourd’hui ce que beaucoup de médias sénégalais n’incarnent plus, être un poil à gratter pour le pouvoir. C’est-à-dire questionner sans arrêt ce que fait le pouvoir. » A la 2stv, tout se passe bien, jusqu’à la veille du scrutin présidentiel de février 2019 et des enjeux qu’il charrie. Les changements de rapports de force, la recomposition médiatique à l’œuvre, le petit mercato des journalistes, les intrusions politiques au gré du jeu des alliances, créent des bisbilles sérieuses avec le boss de la 2stv. L’incompatibilité est de plus en plus marquée. D’un commun accord, dans une rupture à l’amiable très diplomatique et remplie de non-dits, Papé Alé Niang quitte la maison où il est resté douze ans. Amer ? « Non », répond-il. Il ne règle pas plus de comptes que ça. Il avait « fini un cycle », le conflit s’est révélé être une aubaine, « une libération », ajoute-t-il.

L’ombre du pouvoir, les immixtions politiques à craindre dans ses émissions, dans un contexte qui se tend, tout explique ce changement dont le fond de l’affaire semble plus sérieux et plus personnel. Mais Pape Alé, dans un pacte d’élégance, ne veut pas déballer. Il tient à une forme de tact qu’il cultive. Résultats des courses, il se retrouve à la Sen TV, du magnat Bougane Gueye Dany, bref aspirant candidat à la présidentielle, éconduit pour défaut de parrainages et dont l’empire médiatique D-Média pousse crânement à Dakar. Pour une fois, entre Papé Alé Niang et un média qui l’accueille, il ne semble pas y avoir une convergence naturelle. La Sen tv n’est ni Sud, ni la 2sTV. Ce ne sont pas les mêmes histoires. La nouvelle TV n’incarne alors rien comme avant-gardisme journalistique et prospère à coup de buzz sur la fibre de télé urbaine. La collaboration permet néanmoins à l’homme de reprendre du service, et à continuer au cœur du réacteur politique où il a acquis ses lettres de noblesse. Seulement, il le fait dans une configuration nouvelle, où ses accointances politiques nouvelles, influent forcément sur sa réputation. La Sen TV de Bougane, très politisée, hostile au régime, n’est pas forcément le meilleur canal pour un journalisme au-dessus de la mêlée. A trop fuir le compromis, il tombe dans un autre.

Agitateur précoce

Trop captif de la seule politique, le journalisme sénégalais semble peiner à innover et à exporter ses concepts, à créer des émissions-phares qui résistent au temps et marquent de leur empreinte toute une génération. Si Pape Alé Niang dit vouloir contribuer à changer la donne, on ne sent pas encore l’esquisse franche et l’impact décisif. Sa carrière est déjà riche. Pour ce garçon né en 1974, d’un père commerçant et d’une mère au foyer, agitateur au lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque, lycée de la ville historique du Sénégal, les combats et les engagements sont précoces. Tête de cortège des grèves, il n’est pas le dernier à mener la fronde. Cette fibre de l’insoumission, il la tient d’un père très à cheval sur des valeurs cardinales. Il dit avoir reçu de ce patriarche, cette devise qui est devenue celle de sa vie « la dignité et la droiture sont comme un brin d’allumette, on ne les allume qu’une fois. Les entretenir précocement est un gage pour illuminer sa vie ». Il poursuivra des études de sociologie avant de décrocher une maitrise. Cap ensuite à l’ISSIC de Latif Coulibaly, d’où il sort avec un diplôme supérieur de journalisme et de communication. Après deux ans dans un journal économique, Performance, à la veille des années 2000, sous le mentorat de Baye Diagne, c’est Sud, le nid de l’envol. Aujourd’hui, l’homme semble à un carrefour, il a repris des études de Relations Internationales au CEDS [Centre d’études diplomatiques et stratégiques] pour accrocher un master et se tanner le cuir, la tête pleine de projets. Il porte un regard froid sur les compromissions entre la sphère politique et la sphère religieuse et note le « grand complexe » de Macky Sall face à la France, ce qui explique selon lui, une telle présence économique dans le pays. Il évoque les enseignes de la grande distribution française qui fleurissent à Dakar, dans la ville, en tuant le petit commerce. Et preuve parmi les preuves, le chantier gag et irresponsable du TER, comme symbole de la déférence, à la France, du président.

Enfant, Pape Alé Niang rêvait de devenir spin doctor, ces génies des cabinets, faiseurs de destins et marionnettistes de l’ombre. A défaut d’être dans les coulisses de la vie des politiques, c’est face à eux qu’il a réussi à se trouver, lui qui s’inspire de Bernard de La Villardière et de Martin Faye, n’a pas encore renoncé à ses rêves. C’est sans doute le sens du chapitre qui s’ouvre qui le conduira peut-être à réaliser son rêve : « bâtir son propre groupe de presse ».

LA CHRONIQUE HEBDO D'ELGAS 

 

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