Suivez nous sur facebook Suivez nous sur twitter
POLITIQUE
 
 
Sonko, Bocoum, TAS, Abdoul Mbaye: Ce que risque cette nouvelle génération…
Publié le : Jeudi 11 Octobre 2018 - 08:25 - Source : Dakarmatin - Commentaires : 2 - Consulté : 1643 Imprimer
Notre classe politique était généralement composée de vieux dinosaures qui étaient là depuis l’indépendance. Rares sont ceux qui, comme Dansokho et Bathily, songent à prendre la retraite et à céder le fauteuil aux plus jeunes.

Signe des temps, depuis quelques temps, une nouvelle génération d’hommes politiques voit le jour : Ousmane Sonko, Thierno Bocoum, Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye et bien d’autres.

Leur rêve, assurer l’alternance générationnelle par un engagement politique décisif en participant à la prochaine présidentielle.

Ces ‘’jeunes’’ loups ont investi le terrain et entendent ainsi envoyer à la retraite la vielle garde qui, le plus souvent, flirte aujourd’hui avec Macky Sall.

Bien sûr, il y a le cas spécifique d’Abdoulaye Wade qui crée de sérieux soucis à ses compagnons, du fait de sa détermination à imposer son fils comme candidat à la Présidentielle de 2019.

Le pari est noble, réalisable, mais plein d’embûches.

L’obstacle le plus préoccupant est la sociologie politique du Sénégal.

En général, ceux qui sont prompts à voter sont les personnes âgées, hommes et femmes, notamment des quartiers populaires et des villages.

Et là, le niveau d’instruction est très faible. Et ils votent rarement pour un inconnu du sérail. Ils se posent entre certains candidats et eux un problème de confiance.

Ils aiment dire ‘’que l’on ne peut pas lutter contre un pouvoir’’ et nombre d’entre eux n’hésitent pas souvent à préférer voter pour le candidat du pouvoir.

Mais ce n’est point là une fatalité.

Qu’à cela ne tienne, ces jeunes leaders devront davantage compter sur la jeunesse, notamment celle de la diaspora. Ces derniers rêvent comme eux que les chosent changent et qu’ils se produisent de profondes mutations au Sénégal.

Macky a, à un moment, catalysé cet espoir, mais il a vite déçu certains, surtout lorsqu’il s’est entouré de vieux hommes politiques, très connus et pas toujours appréciés des Sénégalais.

Signe des temps, la jeunesse est aujourd’hui très enthousiaste à accompagner cette nouvelle génération d’hommes politiques.

Mais, là aussi, il y a une limite de taille. La politique ne se gagne pas dans les réseaux sociaux. Il faudra descendre sur le terrain et convaincre surtout ces jeunes à revendiquer leurs cartes d’électeurs et à voter. Car, l’expérience a montré que les jeunes s’agitent beaucoup et votent peu.

Il faudra aussi que ces nouveaux leaders convainquent de leur bonne foi. Ce n’est pas pour rien que Sonko a été attaqué sur le terrain du Djihadisme. Le souci est justement de susciter la peur chez une bonne partie de l’électorat. Car, dans le passé, Wade a beaucoup souffert de ces stéréotypes. On en a fait un ‘’ami’ de Kadhafi qui veut ‘’déstabiliser’’ le Sénégal, etc.

L’autre défi qui guette cette jeune classe politique, est le règne de l’argent. L’achat de conscience est voulu et souhaité pour une bonne frange de cet électorat.

Ainsi, la politique à coup de milliards est une réalité. Battre une campagne présidentielle chez nous est très coûteux. Il faudra un budget de guerre. Et surtout savoir mettre la main à la poche.

Si donc ces jeunes arrivent avec l’idée de remettre les choses sur les rails de l’orthodoxie politique, il leur faudra du temps pour rééduquer les électeurs et changer leurs mentalités.

Sinon, le réveil pourrait être brutal. Il ne serait pas rare, qu’à l’approche de l’élection, certains électeurs changent complétement d’attitude.
La réalité est que les électeurs aussi transhument. Ce ne sont pas les seuls leaders politiques qui le font. Or, la transhumance des électeurs n’est pas dictée, ici, par le caractère cohérent des discours et programmes politiques. Il s’appuie le plus souvent sur des considérations matérielles et de survie.

D’ailleurs, si les leaders politiques s’y adonnent, pourquoi pas les électeurs, ces citoyens qui sont parfois sans instruction ?

Donc, rien n’est acquis d’avance. Et pour gagner des élections chez nous, il faudra tenir compte de la sociologie politique en n’oubliant pas surtout les vieilles méthodes qui ont fait recette jusqu’ici.

Si on veut révolutionner toutes les méthodes politiques sans être au pouvoir, il y a peu de chance qu’on y accède.

Assane Samb
Whatsapp Mysapce Tumblr StumbleUpon Reddit Flipboard  
 
 
COMMENTAIRES (2)
Ajouter un commentaire
Les commentaires à caractère publicitaire ne sont pas autorisés !
Doff bi - 11/10/2018 - 10h 37  
il est dure à cuir lui ! Si tout ce qu'écrit Mr Samb est avéré, il faudra qu'on m'explique comme on ferait pour enfant de 3 ans, comment Me Wade sans les sous. a battu le très puissant à l'époque avec sa marche bleu. Idem pour l'actuel président pour qui le budget de campagne ne satisfaisait même ses besoins en carburant.
Bounkhatab - 11/10/2018 - 11h 23  
HUM ? ABDOUL MBAYE , JEUNE OU NOUVEAU ??????
Saisissez votre commentaire
Votre nom
 
Votre commentaire
 
   
 
DANS CETTE RUBRIQUE
Présidentielle 2019: Doha soutient Macky Sall
Violence à la Médina - Arrestation d'un jeune « Khalisfiste» : Moussa Taye dénonce le parti pris de la police
Abdoulaye Wade reporte le démarrage de sa campagne
Présidentielle 2019 : 5000 observateurs sont au Sénégal
Les 45 chefs de villages de Mbane quittent l’Apr pour Madické Niang
Présidentielle 2019 : La guerre des sondages fait rage
Présidentielle 2019 : La violence bat campagne
Me Wade fait fi des conseils de Condé et démarre sa campagne aujourd’hui
Vidéo-Médina : Le cortège de Benno caillassé
Touba élit Idy au premier tour
 
 
LES PLUS POPULAIRES
« Lequartd’heure » reçoit le journaliste Baba Aidara qui fait de graves révélations sur la mafia du pétrole au Sénégal
Consulté : 92397 fois
Voici la chronique du 31 Août 2016 de Pape Alé Niang
Consulté : 82544 fois
Voici la chronique du 14 septembre 2016
Consulté : 58992 fois
Voici la chronique du 08 mars 2017
Consulté : 50105 fois
Voici la chronique du 21 septembre 2016
Consulté : 49468 fois
 
   
REVUE FRANÇAIS
Ecoutez la revue de presse en français de Pape Alé Niang du 24 décembre 2018
REVUE WOLOF
Ecoutez la revue de presse en wolof de Pape Alé Niang du 24 décembre 2018
CHRONIQUE PAPE
Voici la chronique du 13 février 2019
AUTRES AUDIOS ...
Autour du Micro reçoit Thierno Alassane Sall ''La justice est le bras ...
 
SCANDALES D'ETAT
   
Petrosen : la gestion toxique de Mamadou Faye
07/11/2018 - 15:06
Mansour Faye choisit la société SUEZ à la place de SDE
18/10/2018 - 16:24
   
... Voir plus
 
YAKO WAKHONE!
   
Vidéo Macky Sall a trouvé la définition du mot émergence à Aissata Tall Sal ...
31/01/2019 - 21:33
Quand Aïssata Tall Sall dénonçait la transhumance
29/01/2019 - 09:49
   
... Voir plus
CARTE BLANCHE
24 février 2019 : Forces publiques et Médias ne doivent pas être complices du ...
L'OEIL DU CITOYEN
La bonne vague !
WAX DEUG
Mutation du griotisme au Sénégal : La presse en otage !
AUTRES ...
Voici la chronique du 13 février 2019
 
 
CONTRIBUTIONS
   
Le candidat Macky Sall est moralement disqualifie pour diriger le pays.
19/02/2019 - 16:35
Deuxième semaine de campagne : Les discours des candidats éclipsés par les mo ...
19/02/2019 - 11:02
   
... Voir plus
 
 
 
REPORTAGES
LII du 27 janvier 2019 avec Pape Alé Niang: la baisse du prix du loyer entre le ...
EMISSIONS PAPE
Décryptage du 23 janvier 2019 avec Pape Alé Niang
AUTOUR DU MICRO
Autour du Micro reçoit Thierno Alassane Sall ''La justice est le bras armé pou ...
AUTRES VIDEOS
Ça Me Dit Mag du 15 décembre 2018 avec Pape Alé Niang : invité Malick Gackou ...
 
 
Xibaar
Walf
Seneweb
Press Afrik
Leral.net
Rewmi.com
 
 
 
 
ACCUEIL ACTUALITES POLITIQUE SPORT INTERNATIONAL RELIGION TECHNOLOGIES VIDEOS AUDIOS PEOPLE RADIOS & TVS
 
Contactez nous au 33 825 25 17 ou par mail à dakarmatin@gmail.com
 
Proposer une contribution | Contacts | Qui somme nous? | Reserver un espace publicitaire | © Copyright Dakarmatin 2017