Suivez nous sur facebook Suivez nous sur twitter
POLITIQUE
 
 
Sonko, Bocoum, TAS, Abdoul Mbaye: Ce que risque cette nouvelle génération…
Publié le : Jeudi 11 Octobre 2018 - 08:25 - Source : Dakarmatin - Commentaires : 2 - Consulté : 1488 Imprimer
Notre classe politique était généralement composée de vieux dinosaures qui étaient là depuis l’indépendance. Rares sont ceux qui, comme Dansokho et Bathily, songent à prendre la retraite et à céder le fauteuil aux plus jeunes.

Signe des temps, depuis quelques temps, une nouvelle génération d’hommes politiques voit le jour : Ousmane Sonko, Thierno Bocoum, Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye et bien d’autres.

Leur rêve, assurer l’alternance générationnelle par un engagement politique décisif en participant à la prochaine présidentielle.

Ces ‘’jeunes’’ loups ont investi le terrain et entendent ainsi envoyer à la retraite la vielle garde qui, le plus souvent, flirte aujourd’hui avec Macky Sall.

Bien sûr, il y a le cas spécifique d’Abdoulaye Wade qui crée de sérieux soucis à ses compagnons, du fait de sa détermination à imposer son fils comme candidat à la Présidentielle de 2019.

Le pari est noble, réalisable, mais plein d’embûches.

L’obstacle le plus préoccupant est la sociologie politique du Sénégal.

En général, ceux qui sont prompts à voter sont les personnes âgées, hommes et femmes, notamment des quartiers populaires et des villages.

Et là, le niveau d’instruction est très faible. Et ils votent rarement pour un inconnu du sérail. Ils se posent entre certains candidats et eux un problème de confiance.

Ils aiment dire ‘’que l’on ne peut pas lutter contre un pouvoir’’ et nombre d’entre eux n’hésitent pas souvent à préférer voter pour le candidat du pouvoir.

Mais ce n’est point là une fatalité.

Qu’à cela ne tienne, ces jeunes leaders devront davantage compter sur la jeunesse, notamment celle de la diaspora. Ces derniers rêvent comme eux que les chosent changent et qu’ils se produisent de profondes mutations au Sénégal.

Macky a, à un moment, catalysé cet espoir, mais il a vite déçu certains, surtout lorsqu’il s’est entouré de vieux hommes politiques, très connus et pas toujours appréciés des Sénégalais.

Signe des temps, la jeunesse est aujourd’hui très enthousiaste à accompagner cette nouvelle génération d’hommes politiques.

Mais, là aussi, il y a une limite de taille. La politique ne se gagne pas dans les réseaux sociaux. Il faudra descendre sur le terrain et convaincre surtout ces jeunes à revendiquer leurs cartes d’électeurs et à voter. Car, l’expérience a montré que les jeunes s’agitent beaucoup et votent peu.

Il faudra aussi que ces nouveaux leaders convainquent de leur bonne foi. Ce n’est pas pour rien que Sonko a été attaqué sur le terrain du Djihadisme. Le souci est justement de susciter la peur chez une bonne partie de l’électorat. Car, dans le passé, Wade a beaucoup souffert de ces stéréotypes. On en a fait un ‘’ami’ de Kadhafi qui veut ‘’déstabiliser’’ le Sénégal, etc.

L’autre défi qui guette cette jeune classe politique, est le règne de l’argent. L’achat de conscience est voulu et souhaité pour une bonne frange de cet électorat.

Ainsi, la politique à coup de milliards est une réalité. Battre une campagne présidentielle chez nous est très coûteux. Il faudra un budget de guerre. Et surtout savoir mettre la main à la poche.

Si donc ces jeunes arrivent avec l’idée de remettre les choses sur les rails de l’orthodoxie politique, il leur faudra du temps pour rééduquer les électeurs et changer leurs mentalités.

Sinon, le réveil pourrait être brutal. Il ne serait pas rare, qu’à l’approche de l’élection, certains électeurs changent complétement d’attitude.
La réalité est que les électeurs aussi transhument. Ce ne sont pas les seuls leaders politiques qui le font. Or, la transhumance des électeurs n’est pas dictée, ici, par le caractère cohérent des discours et programmes politiques. Il s’appuie le plus souvent sur des considérations matérielles et de survie.

D’ailleurs, si les leaders politiques s’y adonnent, pourquoi pas les électeurs, ces citoyens qui sont parfois sans instruction ?

Donc, rien n’est acquis d’avance. Et pour gagner des élections chez nous, il faudra tenir compte de la sociologie politique en n’oubliant pas surtout les vieilles méthodes qui ont fait recette jusqu’ici.

Si on veut révolutionner toutes les méthodes politiques sans être au pouvoir, il y a peu de chance qu’on y accède.

Assane Samb
Whatsapp Mysapce Tumblr StumbleUpon Reddit Flipboard  
 
 
COMMENTAIRES (2)
Ajouter un commentaire
Les commentaires à caractère publicitaire ne sont pas autorisés !
Doff bi - 11/10/2018 - 10h 37  
il est dure à cuir lui ! Si tout ce qu'écrit Mr Samb est avéré, il faudra qu'on m'explique comme on ferait pour enfant de 3 ans, comment Me Wade sans les sous. a battu le très puissant à l'époque avec sa marche bleu. Idem pour l'actuel président pour qui le budget de campagne ne satisfaisait même ses besoins en carburant.
Bounkhatab - 11/10/2018 - 11h 23  
HUM ? ABDOUL MBAYE , JEUNE OU NOUVEAU ??????
Saisissez votre commentaire
Votre nom
 
Votre commentaire
 
   
 
DANS CETTE RUBRIQUE
Guinnée Conakry : le leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo échappe à une tentative d’assassinat
Me Madické Niang rejette toute alliance avec Macky Sall et fait des révélations
Cas Karim : Macky convoque l’ambassadeur du Qatar
Entrepreneuriat rapide : la DER, le compte K2 de Macky?
L'UIP donne raison à Khalifa
Quand la «tendresse» du chef de l’Etat refroidit les ardeurs de L’OFNAC !
Macky Sall «ferme» les yeux sur l'obligation de déclaration de patrimoine des autorités assujetties à l’Ofnac
Mohamed Lamine Ly, sonne la rébellion au PIT: «La voie empruntée par le président Macky Sall n’est pas la nôtre, ni historiquement, ni sociologiquement»
Moustapha Guirassy : «tout est en train d’être fait ici sauf l’essentiel»
Abdoul Mbaye vilipende Macky à Paris
 
 
LES PLUS POPULAIRES
Voici la chronique du 31 Août 2016 de Pape Alé Niang
Consulté : 79075 fois
« Lequartd’heure » reçoit le journaliste Baba Aidara qui fait de graves révélations sur la mafia du pétrole au Sénégal
Consulté : 77185 fois
Voici la chronique du 14 septembre 2016
Consulté : 56013 fois
Voici la chronique du 08 mars 2017
Consulté : 47590 fois
Voici la chronique du 21 septembre 2016
Consulté : 46956 fois
 
   
 
 
 
ACCUEIL ACTUALITES POLITIQUE SPORT INTERNATIONAL RELIGION TECHNOLOGIES VIDEOS AUDIOS PEOPLE RADIOS & TVS
 
Contactez nous au 33 825 25 17 ou par mail à dakarmatin@gmail.com
 
Proposer une contribution | Contacts | Qui somme nous? | Reserver un espace publicitaire | © Copyright Dakarmatin 2017