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Violence d’Etat sous le magistère du président Macky Sall: quand la répression violente s'érige en règle
Publié le : Jeudi 17 Mai 2018 - 10:53 - Source : Dakarmatin via Sud Quotidien - Commentaires : 5 - Consulté : 1860 Imprimer
La mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, tué mardi 15 mai, lors d’affrontements entre étudiants de l’Université Gaston Berger  (Ugb) de Saint Louis et gendarmes, remet au goût du jour la question de l’utilisation de la violence d’Etat sous le magistère du président Macky Sall. A de nombreuses reprises, il a été noté une répression violente contre des manifestants qui, à la base, voulaient manifester pacifiquement. 

Les communiqués et messages de condamnation de partis politiques et d’organisations de la société civile, suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, fusent de partout. Fauché à la fleur de l’âge lors d’affrontements entre étudiants de l’Ugb de Saint Louis qui réclamaient le versement de leurs bourses, et les gendarmes appelés par le recteur de ladite université, pour sécuriser les restaurants et autres infrastructures, il vient alourdir la liste macabre de la répression policière sur des manifestants. L’on se rappelle de cette journée du 14 août 2014 marquée par de violentes manifestations au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), qui avait causé la mort de l’étudiant Bassirou Faye, tué par balle. Ce deuxième cas de décès par balle au cours d’affrontements entre forces de l’ordre et étudiants pose ainsi le problème de l’usage de la force légale sous le magistère de Macky Sall. A diverses occasions, la violence d’Etat a été utilisée pour réprimer des manifestants qui, au préalable, avaient exprimé le souhait de manifester pacifiquement.

Pas plus tard que le 24 avril dernier, Amady Touré, élève en classe de terminale au lycée Malick Sy de Thiès a perdu son œil droit avec éclatement du globe oculaire, suite à un projectile qu’il a reçu lors des heurts entre lycéens et forces de l’ordre. La veille, à savoir le 23 avril, c’était un autre élève du lycée Malick Sy, Ousmane Mbaye, en classe de seconde, qui a été grièvement blessé  au nez dans des incidents similaires. A l’origine des heurts, les jeunes apprenants réclamaient la reprise des cours suite à une longue grève des enseignants. Pour disperser les élèves, qui manifestaient sans autorisation, les forces de l’ordre ont eu recours à la force. 

LOURD BILAN

Le recours à la répression sanglante contre des manifestants pacifiques a été aussi noté à Ziguinchor contre des enseignants. En effet, la marche nationale initiée à Ziguinchor par le Groupe des six syndicats d’enseignants les plus représentatifs (G6) a été dispersée par la Police à coups de grenades lacrymogènes. Le bilan fait état d’une dizaine d’enseignants arrêtés, sans oublier la violence suivie de blessures sur des personnes sans armes. 

Dans ce lot du recours systématique à la violence d’Etat, l’on peut citer la répression violente de la manifestation de l’opposition, regroupée au sein de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied),  le vendredi 9 mars dernier, qui voulait manifester devant le ministère de l’Intérieur. Il en est de même de la marche des chauffeurs de “Taxis clandos” de Mbour, le 16 mars de cette année, qui dénonçaient «la lourdeur et la fréquence excessives des taxes» qui leur sont imposées. Ils se sont heurtés à la détermination des forces de l’ordre. Comme conséquences de ces deux répressions, l’atterrissage des grenades lacrymogènes des forces de l’ordre dans des écoles, notamment à l’école Mame Yacine Diagne de Thionk (centre ville de Dakar), et dans une autre à Mbour. Sans être exhaustif sur les nombreux cas d’usage de la force contre des manifestants, il faut y ajouter le dispositif sécuritaire dissuasif mis en place dans la capitale, le 19 mars dernier, le jour du vote de la modification de la Constitution pour l’introduction du système de parrainage. L’irréparable allait se produire si les populations avaient répondu massivement aux appels à manifestation de l’opposition et de certaines organisations de la société civile, contre le vote de ladite loi. La veille, à savoir le 18 avril, c’est le siège du parti Bokk Gis Gis, sis à la Vdn, qui a été attaqué à tirs de grenades lacrymogènes par la police qui voulait disperser la réunion des membres de la plateforme Pencum Askan Wi. Le moins que l’on puisse dire est que sous le magistère du président Macky Sall, le recours à la répression violente commence à s’ériger en règle. Pour peu, les forces de l’ordre interviennent de manière musclée voire disproportionnée pour disperser les rassemblements.
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COMMENTAIRES (5)
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Ibou diallo - 17/05/2018 - 11h 59  
Cela ne doit suspendre personne, il a lui même dit qu'il allait diriger ce pays d'une mais de fer, cet a dire dans la dictature.Ça dépendra de comment nous senegalais allons reagir par rapport a ses abus.Macky sall est entrain de nous intimider, si il le reussit, s'en ai fini de la paix et la liberté dans ce pays, car nous avons affaire a un lache et pour combattre un lache on ne doit pas s'encombrer de limites morales et ethiques , il a de la famille a défaut de l'atteindre nous attaquerons a sa famille et point barré.
Depité - 17/05/2018 - 12h 40  
Il faut la loi du Talion , capturer un de leurs enfants et le torturer pour qu'ils ressentent ce que les Senegalais ressentent !
ERT - 17/05/2018 - 13h 43  
Ce sont les sénégalais qui l'ont élu et le rééliront. Pour ceux qui ont vécu le temps de Diouf ; qu'est-ce ce comportement de Macky vous rappelle?A chaque peuple ses dirigeants.NDOK
Gaya - 17/05/2018 - 16h 07  
on parle du présent et du futur tu nous replonges dans le temps Diouf mître à penser du néo dictateur.
BL - 19/05/2018 - 10h 12  
Macky veux nous enterrer Voilà qu'il dégage c'est tout. Car les gourous n'ont pas leur place dans un pays qui possède pleines de ressources naturelles. Les gourous n'ont pas leur place dans une société de valeurs qui veux se revaloriser et marcky n'a pas sa place parmi nous... sénégalais daniouy rayanté bay beug dé ay salopard nek di def lou léne nekh... Abdoulaye Wade, MarckY l'As de l'hypocrisie, Idrissa SECK qui possède une âme des gens de la Mecque un siècle avant l'arrivé du prophète alayhis salam, KARIM WADE, niom nieup yam.. si pour les prochaines élections présidentielles le peuple fait l'erreur de nommer un libéral ce sera la fin pour le Sénégal. Abdoulaye Wade mo gass kamb ngui, marcky LaS de la tromperie nous pousse dedans et le troisième viendra nous enterrer... tout ça c'est un deal entre eux libéraux. Les présidents ont 1000 yeux 1000 oreilles 1000 bouches 1000 inteligeances. Des penseurs qui sont des sénégalais, des psychologues, des sociologues, qui étudient tout acte posé, l'impact qu'il aura dans la société. Tout ce qu'il font est bien calculé... quand WADE chassait MarckY il savait que la population le soutiendrait, quand Marcky mettait Karim en prison il savait que le peuple penserait qu'il est ennemi de Wade et que le deal ne se saura pas ensuite Wade de dire n'importe quoi sans que rien ne lui arrive . Une salle manigances. Tout ce que fait Macky est dicté par Wade. Ce vieux était au courant de la richesse que possède notre chère Sénégal mais n'en parler jamais, mais il a réussi à offrir l'autoroute à péage au français. Wade avait une part dans l'autoroute qui est versé dans sa fondation qu' on entend plus personne en parler. Wade à une part dans les mine d'or de sabodola c'est actions sont versées dans sa fondation personne n'en parle et l'état le sais. J'ai entendu Wade lui même l dire à la télévision quand il était au pouvoir. Wade à des parts même dans le monument de la renaissance. Ils à des part partout et tout cette argent est versé dans sa fondation. Lui parlait de sa fondation... mais ils n'en parle plus ndakh ils savent que sénégalais dafa gaw faté ils savent que sénégalais vit au jour le jour. Ils savent que sénégalais loumou commencer il ne le termine pas sauf s'il sens que ses intérêts sont menacés alors eux n'en parleront pas pour qu'on oublie. Nos politiciens eux n'ont pas oublié mais n'en parleront pas. Les politiciens ils mettent toujours la charrue avant les boeufs pour ne pas avoir les mains liées par le peuple et être obligé de servir que le Sénégal. Sénégal notre seul problème c'est les politiciens. Ils sont tous complice. L'état c'est la continuité. MACKY lui c'est la continuité de WADE. Macky salle est entrain de faire le salle boulot de Wade qui était bien préparer au cas ou il ne serait plus président. Le jour que nous population sénégalaise verront un homme qui aspire à diriger le peuple en évoquant tout ceci nous devons le soutenir car peut-être notre salut dépendra de lui
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