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L'œIL DU CITOYEN
 
 
Entre accidents, incendies, incidents...criminels !
Publié le : Vendredi 14 Avril 2017 - 10:45 - Source : Dakarmatin - Commentaires : 3 - Consulté : 1481 Imprimer

<< Le fatalisme est une tare; loin de la foi dont il est souvent associé à tort ou à raison. Dans certains cas, un crime découlant d’un manque de civisme notoire. La responsabilité étatique appelle à l'éducation civique des populations, et une sanction exemplaire, sans demi-mesure, à chaque fois que la situation l’exige.

Après avoir bien sûr, mis en place toutes les dispositions nécessaires à la sécurité des biens et des personnes. Un citoyen conscient est un être humain responsable de ses actes. Une fois les responsabilités définis, nous aspirerons tous légitimement ensemble, à plus de justice sociale et de sécurité >>. Bocar Gueye (Demain...une autre Afrique)

 Le civisme, un mot galvaudé à outrance dans nos sociétés, par ceux-là même qui sont censés l’enseigner, donc l’incarner. Il suffit de commencer par les routes pour découvrir la banalité de la corruption, source de tous nos maux. Entre agents d’entretien du désordre et semeurs de désordre, ou agents supposés faire appliquer et  maintenir l’ordre public, et conducteurs censés respecter un code pour le bien être de tous. 


Des voitures de transport de personnes, de matériels ou de marchandises qui roulent sans assurance, souvent conduits par des chauffards qui ignorent jusqu’au sens même du terme << code de la route >>. Ainsi le contenu devient inutile à leurs yeux, obnubilés par la recette, le versement du jour. Chaque grand événement religieux ou sportif, nous renvoie à ces fameux films américains du genre << fast and furious >>. Et le pire est que dans nos scénarios, c’est le client-passager qui joue sa vie. Des chauffeurs inconscients qui pensent qu’ils peuvent tenir la route plusieurs jours, se taper des milliers de km sans fermer l’oeil, quitte à prendre des cachets.

 L’une des catastrophes maritimes, peut-être même la pire de l’histoire de l’humanité, fut le naufrage du bateau le Joola. Une surcharge permanente, incompréhensible, banalisée à tous les niveaux dans les transports: du car rapide au bus, en passant par le clando, la pirogue, les deux roues, etc… Mais à l’époque, sous le choc et l’émoi, les populations semblaient avoir compris et retenu la leçon. Hélas << chassez le naturel, il revient au galop >>. 


Cet incendie ravageur au << Daaka >>, comme il y a quelques années cette fameuse école coranique de la Médina avec la perte douloureuse de vies humaines, de surcroît des enfants est un rappel.

Tous les événements religieux, sportifs, culturels, qui regroupent des dizaines voire des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants; tous les lieux de regroupement humains nécessitent un encadrement sérieux au niveau de la sécurité.

Des agents de sécurité, des secouristes bien préparés, avec du matériel, mais aussi en face, des populations bien préparées au civisme et aux consignes élémentaires de sécurité. Les cours de prévention sécurité et les premiers secours doivent être introduits de manière inclusive, dans tout programme éducatif, autant à l’école qu’au << daara >>.

Je me souviens enfant que notre premier cours matinal était toujours de l’instruction civique. Une ou deux phrases que nous aimions rappeler à nos amis qui n'étaient pas à l'école, à nos frères et sœurs, même à nos parents. L’enfant est toujours fier d'être capable de sauver une vie, de prodiguer des premiers soins, d'éviter une catastrophe; alors quand on lui demande de regarder à gauche, puis à droite, encore à gauche avant de traverser la route, il le fait. 


Mais où est-ce que l’on trouve des passages piétons au Sénégal ? Dans le centre ville de Dakar, et les banlieues, les régions, là où l’on trouve une forte densité des populations, que nenni. Il est nécessaire pour le bien être de tous, d’avoir de bonnes routes, avec les normes de sécurité ( panneaux d’indication, dos d'ânes, feux, trottoirs, passages piétons ). Mais c’est à se demander à quoi servent nos maires, gouverneurs, préfets, sous-préfets...?!

 Ce qui s’est passé au << daaka >> de Médina Gounass est triste, douloureux, mais surtout inadmissible car on ne voyait même pas d’extincteurs ( et rares sont nos compatriotes qui savent l’utiliser ), ni de sapeurs pompiers en action, pendant que le feu se propageait à grande vitesse; aucun moyen de neutraliser un début d’incendie. Cet environnement étant pourtant propice aux flammes.

Et malheureusement c’est à peu près ainsi dans tous nos grands rendez-vous. Ce qui est aussi choquant ce sont ces images de victimes de brûlures publiées sur les réseaux sociaux, le respect de l’intimité des individus dans la douleur. 

Ces images bouleversantes partagées sans pudeur, démontrent encore une fois l’impact de l’émotion passagère qui peut engendrer un manque d’humanisme. La sécurité doit être au cœur de chaque mouvement de masse.

L’incendie d’il y a quelques années au marché Sandaga, avec son corollaire de dégâts, dû aux câbles électriques branchés n’importe comment en plein centre ville de la capitale.

Aux baraquements en décrépitudes où les fourneaux aux étincelles incontrôlables et bouteilles de gaz, pour le repassage et le thé sont anodins dans une ambiance folâtre. Et c’est ainsi dans tous nos marchés. Dernièrement, incendies au marché HLM et au Ranch de Doly, avec des dégâts matériels inestimables.

 Et dans tout cela, nos politiciens professionnels nourrissent des sujets à polémiques stériles afin de nous éloigner du véritable débat, quand tous les clignotants des secteurs de développement sont en rouge. Il est incompréhensible et inconcevable que dans un pays comme le nôtre où tout est à refaire, que l’on se focalise sur des querelles purement politiciennes. Ne nous laissons plus distraire par ceux qui ont déjà occupé les plus hautes fonctions de l'état pendant ces dernières années et qui cherchent à y revenir ou à y rester sans programme, s'érigeant simplement en porteurs d’espoirs. 


C’est trop facile, et notre responsabilité civique, morale, en tant que citoyens épris de justice et de bonne gouvernance, nous appelle à plus de lucidité.  Tous ceux qui ont su se préserver des dérives que l’on reproche à nos professionnels de la politique sont interpellés. Le Sénégal mérite mieux que cette perpétuelle négation de leurs propres engagements, ce mépris vis-à-vis de leurs responsabilités face au peuple, et ces débats soporifiques à volonté. Le courage de se dire des vérités ne suffira pas, si des actes sincères et constructives ne suivent pas.

Les belles idées sont là, personne ne peut en douter, mais derrière il faudra les concrétiser. Un véritable engagement citoyen qui engendre beaucoup de sacrifices, et qui permettra de mettre en avant une autre facette de la population sénégalaise, loin de cette image empruntée et péjorative, ces clichés de félons, adeptes de certaines futilités qui retardent naturellement l’évolution intellectuelle, scientifique et  technique d’une Nation qui aspire au développement.

Bocar GUEYE

 

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COMMENTAIRES (3)
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Vérité - 14/04/2017 - 14h 01  
Merci deugu nekhoul
Citoyen - 14/04/2017 - 21h 41  
En tant que citoyen ,chaque matin Je me leve la peur au ventre ,le danger ,on le croise à tous les coins de rue ,un camion d'un autre âge qui convoie du matériel de construction avec dès freins qui peuvent lâcher à tout instant,un car Tâta qui effectue une course contre la montre en se faufilant entre voiture et attelage animal ,ne se privant pas de brûler des feux oû d'emprunter des rues secondaires tellement rempli qu'il roule penché d'un côté ,tel est le visage de notre quotidien ,Dakar a été transformé en un gros village ,les piétons condamnés à partager la route avec ces dangers ambulants ,la chaussée étant squattée par la poubelle venue d'occident Les autorités restent dans leur tour d'ivoire se fendant d'un communiqué chaque que fois que l'irréparable se produit avant de retourner dans leur hibernation .Le citoyen est confronté aux risques générés par çe désordre parce que le Maire ne fait pas le boulot pour lequel il a été élu ,le commissaire de police ne fait pas le boulot pour lequel il a été nommé,le préfet,le gouverneur ,le ministre de l'intérieur ont tous faillis ,leurs droits ,ils ne se privent pas d'en user ,mais le devoir ,ils le laissent de côté ,on a eu une parenthèse avec le gouverneur Sambou ,Apres son départ ,la nature avait repris le dessus ,le president qui ne demande pas de compte et qui les a choisi reste le premier responsable
Aïcha KANE - 15/04/2017 - 11h 58  
Analyse très importante et véridique,vraiment il est temps que l'on assisté à un véritable engagement citoyen bien entendu qui va engendrer d'énormes sacrifices merci beaucoup et que accueille ces pèlerins au paradis
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