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Politique politicienne...
Publié le : Jeudi 12 Janvier 2017 - 11:03 - Source : Dakarmatin - Commentaires : 2 - Consulté : 1247 Imprimer

<<...La fidélité dans l'engagement, sur tout ce que l'on entreprend, la sincérité qui en découle, une synergie capable de faire tomber toutes les barrières. Un pacte de noblesse et de dignité, mû par un sentiment de désintéressement. Un dur combat contre soi-même, que malheureusement la cupidité et le désir de paraître finissent ostensiblement par traduire en pur opportunisme. >> Bocar GUEYE (Demain...une autre Afrique)

Une véritable indépendance commence par une liberté de penser, ensuite d'agir, et à ce niveau nous semblons prisonniers de nos fantasmes. Le fait de porter plusieurs combats en même temps, risque non seulement de nous affaiblir psychiquement et physiquement, mais joue sur notre crédibilité. Si le rappel est nécessaire, il ne sert à rien de s'exprimer avec pompe et affectation quand au fond tout n'est que néant et abîme. Même si les grandes réalisations de ce monde sont des utopies concrétisées par la patience et l'endurance, autour d'une véritable conscience patriotique axée sur la lucidité, la pertinence, la créativité... Il y a ce que nous sommes capables de réaliser, et ce que nous aurions aimé pouvoir réaliser. L'important n'est pas l'apparence mais ce qui est en nous, pas le sensible mais l'intelligible. Éradiquer un système grégaire, entretenu par des has been à la mentalité et aux agissements archaïques n'est pas chose facile. La hausse durable de la précarité et le chômage, la faillite généralisée découlant d'une trahison de la classe politique, ajoutées à la chute des valeurs, mènent inexorablement vers la décadence; tant sur les plans socio-culturel, religieux, qu'économique. 

 Le Parti Socialiste sénégalais en est une preuve et une épreuve; l'illustration parfaite d'une dictature, d'un manque de courage politique de certains supposés leaders de ce parti...la cacophonie à tous les niveaux. La rhétorique grabataire du fameux slogan << la patrie avant le parti >> est rudement mise à l’épreuve au sein de nos associations politiques, << le parti avant la patrie >>. Un total manque de respect et de considération vis-à-vis du peuple sénégalais qui aspire depuis plusieurs décennies à une transformation salutaire. Du discours mielleux aux fariboles soporifiques, alors qu'en amont les actes contre-nature sont palpables et ne font que les discréditer davantage. Aux socialistes sénégalais, si vous n'êtes même pas en mesure de tenir tête à un individu qui ne cesse de vous tirer vers le bas, comment voulez-vous diriger le Sénégal ? Même le rêve optimiste est devenu un luxe face à cette actualité politique débridée, violente, servie à longueur de semaines; entre les batailles de polochons et autres combats subversifs aux fins de donner l’illusion de s’atteler à éloigner le peuple de sa triste réalité quotidienne. Ainsi toutes les alliances sont devenues bonnes, idéologies et principes rangées aux oubliettes ! Un potentiel conglomérat de rebuts politiciens, corollaire d’un recyclage politique outrancier appelé transhumance, sous l’œil vigilant du président de la République et son équipe, obnubilés par un second mandat.

 On en arrive à l'équation des députés de la diaspora, quinzième région autoproclamée du Sénégal. J’avais déjà étalé ma pensée sur le sujet dans un article paru le 23 juin 2016 << Députés ou dépités de la diaspora >>. Pour résumer, je reste sur ma position: ministre des affaires étrangères, directeur des sénégalais de l'extérieur, secrétaire d’Etat chargé des sénégalais de la diaspora, ambassades, consulats, maintenant députés et pourquoi pas plus tard des gouverneurs, préfets, sous-préfets, chefs de quartiers de la diaspora, etc… Non, c’est tout sauf sérieux. Aucun député ne pourra être légitime de cette diaspora diversifiée, dispersée et surtout divisée. On serait les seuls au monde à avoir des députés de la diaspora, tellement l'idée est brillante. Parmi les sénégalais de l'extérieur, nous avons les politiciens opportunistes qui suivent les régimes, donc à chaque fois membres du parti au pouvoir. Nous avons aussi des compatriotes engagés politiquement mais pas toujours lucides. On ne voit et n’entend que les << intellectuels >>, mais il y a surtout cette masse silencieuse, ces sénégalais repliés sur eux-mêmes, organisés en groupements villageois, confrériques, etc… Des femmes et des hommes qui envoient des milliards par an, et qui souvent traversent des situations difficiles, à cause notamment de problèmes administratifs.

 Cette diaspora omniprésente en Afrique et maintenant en Amérique du Sud, a besoin d'être canalisée, orientée à travers une diplomatie forte, incarnée par des ambassadeurs et des consuls loin de la sphère politique politicienne. On n’est jamais mieux ailleurs que chez soi, et le débat devrait être axé sur les conditions, les projets susceptibles d’encourager les expatriés à rentrer, en commençant par poser les premiers jalons. Réussir au Sénégal doit être une réalité à la portée de chaque citoyen. Toute cette expérience engrangée depuis des lustres par plusieurs générations d’immigrés doit servir à quelque chose. Et tous ces jeunes sénégalais qui rêvent de l’eldorado occidental, quitte à prendre des embarcations de fortune au péril de leur vie, doivent retrouver l’espoir avec de bonnes raisons de rester chez eux et d’y vivre dignement. Une Assemblée Nationale qui se respecte se fait remarquer autrement qu’une planque pour militants encombrants. Celle-ci nous coûte déjà beaucoup trop cher, vu les très rares occasions dont on a pu s’en glorifier.

 L'actualité concerne aussi le franc CFA, une monnaie de servitude, loin d'un instrument de compétitivité nécessaire au développement. Cette monnaie n'a jamais été et ne sera jamais bénéfique aux africains, mais à quel niveau pouvons-nous le combattre si nos propres dirigeants chantent ses louanges ? Sommes-nous assez outillés économiquement pour faire face ? Les APE comme tant d'autres combats sont là, mais quand on est inaudible, il faut d'abord se battre pour être entendu et compris par le peuple. La défaillance d'une partie de notre élite intellectuelle a de lourdes conséquences sur notre société, sur cette jeunesse africaine en perte de repères, complètement désabusée. A chaque fois que l'on passe d'une crise à une autre, nous sommes affaiblis d'avantage face à l'ogre impérialiste. Il est donc impérieux de se retrouver autour d'un nouveau concept, porté par une idéologie rénovatrice mais reposant sur nos valeurs fondamentales. Contrairement aux idées reçues, nos ancêtres avaient des valeurs immuables, qui leur imposaient un code de conduite exemplaire quand ils occupaient une fonction importante ou pas.

 Le peuple doit arriver à s'identifier un jour à ses représentants politiques, qui ne réfléchiront et n'agiront que pour son intérêt exclusif. Le fait d'avoir des dirigeants qui privilégient leurs intérêts personnels au détriment de notre peuple est le premier frein à notre développement social, économique, politique et culturel. Nos institutions ne seront fortes que lorsque des femmes et des hommes forts les porteront, avec des principes basés sur notre foi en une société équitable où chaque citoyen aura sa place. Combattre et faire plier la corruption dans le continent serait un pas titanesque, pour que tout enfant africain puisse prétendre à la liberté d'entreprendre dans un environnement propice. Une économie en exondation nous permettrait d’entamer graduellement le véritable combat pour sortir du franc CFA, en toute objectivité et en toute légitimité. Avec un peu de recul, on se rendra compte que comme par hasard, ce débat sur la monnaie nous a été servi par le chef de l'Etat sénégalais alors qu'on l'attendait sur d'autres sujets d’actualité.

Notre mal c'est le clientélisme, notre mal c'est le manque de volonté et de détermination pour arrêter le pillage de nos ressources, notre mal c'est le détournement des deniers publics, notre mal c'est la corruption et la concussion, bref notre mal c'est d'abord notre élite dirigeante soumise au diktat oligarchique.

Bocar GUEYE 

 
 
 
COMMENTAIRES (2)
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Basse - 13/01/2017 - 01h 18  
Très bel article mr Guèye, c'est d'une clairvoyance et d'une pertinence qui devrait inspirer nos chers dirigeants. La politique ne doit pas être un métier.
Paul Kagame - 13/01/2017 - 06h 50  
Belle r
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